TEST 15 JOURS

Quels SDK publicitaires figurent dans les applications mobiles des éditeurs médias ?

Aux côtés de Google, Facebook et Twitter, six sociétés publicitaires françaises sont parvenues à installer leur SDK sur les applications de médias français. C'est l'un des constats de notre étude réalisée à partir des données d'Exodus Privacy, une association qui recense les traqueurs dans les applications. Les données permettent de répondre à plusieurs questions, comme le nombre moyen de traqueurs par application, la part de voie des traqueurs, ou encore le nombre de traqueurs publicitaires par application média.

Une version complète de cet article avec graphiques peut être téléchargé en bas de page.

Par Aymeric Marolleau. Publié le 09 février 2018 à 15h56 - Mis à jour le 09 février 2018 à 15h56

Les applications restent essentielles dans la monétisation du mobile

Le mobile occupe une place croissante dans l’usage des Français. Selon l’étude eStat’Web de Médiamétrie, 73 % des visites de sites ont été effectuées sur mobile en juillet 2017. Si les audiences mobiles sont majoritairement réalisées sur sites web, les applications tiennent toujours, pour la plupart des éditeurs médias, une place importante dans la monétisation de ce terminal.

D’abord, parce que la publicité au sein des sites mobiles présente quelques faiblesses. “L’utilisation de la data y pose problème car Safari, le navigateur d’Apple installé dans iOS, bloque les cookies tiers depuis 2014. Or, si iOS représente une part minoritaire du parc de smartphones en France, ses utilisateurs sont bien plus actifs dans leur consommation que la moyenne des détenteurs de téléphone sous Android”, explique Nicolas Rieul, chief strategy & marketing officer chez S4M et membre du bureau de la Mobile Marketing Association France (MMAF).

Les applications n’ont pas ce problème, puisqu’elles associent automatiquement à chaque utilisateur un identifiant (baptisé IDFA sur Android et AAID sur Android) qui permet de le reconnaître. “C’est aussi un environnement plus stable qui permet une meilleure diffusion des emplacements publicitaires”, ajoute Nicolas Rieul. Enfin, les adblockers mobiles n’ont d’effet que sur le web, pas au sein des applications.

Qui est Exodus Privacy ?

Afin de collecter des données sur leurs utilisateurs et leurs usages, les éditeurs d’applications y incorporent parfois des traqueurs, de petits logiciels qui opèrent discrètement. Depuis quelques mois, l’association Exodus Privacy, un groupe d’activistes rassemblé en association depuis octobre, recense grâce une méthode présentée sur Github (lire également l’encadré ci-dessous) ceux qui ont été installés dans environ 1 500 applications Android.…

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