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Marc Feuillée (Groupe Figaro) : “Le dernier trimestre 2020 a été particulièrement bon pour nos revenus publicitaires numériques”

Le directeur général du groupe Figaro dresse le bilan de l'année 2020 et son impact sur les résultats, notamment publicitaires. Il revient sur le plan de départs volontaires de 200 personnes conclu avec les syndicats, défend l'accord noué avec Google sur les droits voisins et évoque les ambitions du groupe en 2021.

Par Jean-Michel De Marchi. Publié le 29 janvier 2021 à 16h01 - Mis à jour le 02 février 2021 à 15h42

2020 a été une année très difficile pour le secteur des médias et de la publicité. Quels enseignements en tirez-vous ?

Du fait de la crise sanitaire, l’année a été extraordinaire à plusieurs points de vue : l’arrêt total, forcé, de certaines activités, le travail à distance pour une grande partie des équipes, le coup d’arrêt du marché publicitaire, le dépôt de bilan de Presstalis (auquel à succédé France Messagerie, ndlr), la croissance accélérée des usages et des audiences en ligne, la hausse généralisée des abonnés numériques… Ce ne sont pas des nouveautés, plutôt des tendances préexistantes qui ont été accélérées. 2020 a aussi permis de valider les modèles qui s’appuient sur la qualité de l’information et le fait que les lecteurs sont prêts à payer pour ce type de contenus. On observe également de nouveaux usages : depuis septembre, les ventes de notre formule week-end (qui inclus les éditions papier du samedi et du dimanche, les magazines et l’accès illimité au Figaro.fr, ndlr) sont en nette progression en dépit d’un réseau de distribution en difficulté.

Quel a été l’impact de la crise sanitaire et économique sur le groupe Figaro ?

Nous n’avons pas encore terminé la clôture des comptes, je ne peux donc pas donner de chiffres précis, mais le groupe affichera des revenus en baisse et pour la première fois des pertes d’exploitation (en 2019, le chiffre d’affaires était d’environ 590 millions d’euros pour un résultat d’exploitation annuel d’environ 30 millions d’euros d’ordinaire, ndlr). Il y a deux types de situation en interne : nos activités de croisière, d’agences de voyages et de billetterie sont à l’arrêt et affichent des pertes opérationnelles, tandis que les activités médias, malgré un marché publicitaire incertain et très hétérogène, sont bénéficiaires en exploitation. J’ai une grande satisfaction : malgré les difficultés, le groupe a tenu le choc. Grâce à la mobilisation des équipes, aux mesures gouvernementales qui ont permis de limiter les difficultés, et aux restructurations de nos activités,…

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