TEST 15 JOURS

Les chiffres qui expliquent les difficultés de Condé Nast France et la fermeture de Glamour

mind Media a eu accès à différents résultats du groupe et à ses projets de redressement, et les met en perspectives avec ses concurrents au sein de la presse magazine féminine. Ils expliquent en partie le plan social concernant 25 postes et la fermeture de Glamour, révélés par mind Media le 21 janvier et confirmés depuis. 

Par Jean-Michel De Marchi. Publié le 23 janvier 2020 à 17h21 - Mis à jour le 23 janvier 2020 à 17h21

 

mind Media l’indiquait mardi 21 janvier dans son briefing mail adressé à ses abonnés : l’édition française de Glamour, publication historique du groupe Condé Nast destinée aux femmes de 25-45 ans, va cesser de paraître.

Condé Nast France prévoit de réaliser un plan de licenciements collectifs pour motif économique portant sur 25 postes au total en interne et la fin de sa collaboration avec 6 collaborateurs extérieurs réguliers. L’annonce a été faite aux salariés mi-décembre et plusieurs sources nous ont depuis confirmé cette décision, qui devrait se concrétiser dès la fin du premier trimestre 2020, après la période légale d’information-consultation des salariés.

Plusieurs interlocuteurs nous ont parlé sous le sceau de l’anonymat dans le cadre de cette enquête. Contactée, la direction en France, incarnée depuis décembre 2019 par son nouveau président Javier Pascual del Uomo, n’a en revanche pas souhaité faire de commentaires.

Le plan social qui a été présenté concerne principalement la fermeture de son magazine Glamour, site internet compris, soit 18 postes de journalistes et 2 postes de commerciaux – auxquels s’ajoutent 6 pigistes réguliers -, mais 5 postes sur des fonctions supports (services marketing, juridique, comptabilité…) seront également supprimés au sein du groupe. Car c’est Condé Nast dans son ensemble, en France et dans le monde, qui traverse une période délicate. 

Condé Nast en difficulté dans le monde

A l’image de la plupart des groupes traditionnels de presse magazine, le groupe, qui édite une trentaine de marques médias dans le monde, principalement sur des cibles femmes, luxe, technologies, mode et tendances (Wired, The New Yorker, Vanity Fair, Vogue, Glamour, GQ…) connait en effet des difficultés récurrentes ces dernières années sur ses marchés historiques, du fait d’une baisse chronique du lectorat et des revenus papier, non compensés par son activité numérique.

Les raisons sont multiples : des lecteurs de plus en plus volatiles qui se tournent vers les nouvelles offres numériques et vers les influenceurs et influenceuses plutôt que vers les médias féminins traditionnels,…

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