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Denis Olivennes (Libération) : “Nous devrions pouvoir disposer de 25 millions d’euros pour financer notre plan de développement pour trois ans”

Le directeur général et co-gérant de Libération présente les résultats 2020 de la société et dresse un premier bilan de ses six mois à la tête du titre. Il détaille les projets de développement éditoriaux, techniques et marketing : nouveaux outils, travail autour de l'audio, création d'une régie publicitaire interne, expérimentation de la publicité native et développement des abonnements en ligne. Il explique également les ambitions portées avec Dov Alfon, précise le financement du projet via le fonds de dotation et confirme le déménagement de Libération pour l'avenue de Choisy (Paris 13e).

Crédit photo : Samuel Kirszenbaum

Par Jean-Michel De Marchi. Publié le 05 février 2021 à 17h31 - Mis à jour le 11 février 2021 à 14h28

Libération jouit toujours d’une aura importante mais sa pérennité est remise en cause depuis des années. Quel constat faites-vous six mois après votre arrivée ?

D’abord c’est un projet très enthousiasmant pour quelqu’un qui aime Libération depuis de longues années, de participer activement à sa transformation pour lui donner un avenir pérenne. Les efforts commencent à payer. Libération affiche la plus forte progression des abonnés en ligne de la presse quotidienne nationale en 2020 – en passant de 20 000 abonnés numériques fin 2019 à 50 000 aujourd’hui – et la plus forte progression de l’audience site et papier des quotidiens nationaux dans la dernière étude de l’ACPM.

Comment Libération a-t-il traversé la crise publicitaire et économique en 2020 ?

Le chiffre d’affaires s’est établi à 27 millions d’euros, pour 12 millions d’euros de pertes opérationnelles contre 8 millions l’année précédente. La différence s’explique par l’impact du Covid sur la publicité et la liquidation de Presstalis. Nos revenus sont générés à près de 70 % par la diffusion, abonnements papier et numériques réunis (soit environ 18 millions d’euros, ndlr), à 18 % par la publicité (environ 5 millions d’euros, ndlr) et à 18 % par des subventions (environ 5 millions d’euros, ndlr). Celles-ci ont été plus élevées que les années précédentes. Les abonnements numériques représentent un peu plus de 20 % de nos revenus de diffusion (soit entre 3,5 et 4 millions d’euros, ndlr).

“Il faudra améliorer nos résultats opérationnels de 4 millions d’euros par an”

La société affiche des résultats en déclin depuis de nombreuses années. De quelle façon inverser cette tendance ?

Nous visons un retour à l’équilibre en 2023 (37,7 millions d’euros de chiffre d’affaires visé et un ebitda de 100 000 euros, ndlr). Il faudra améliorer nos résultats opérationnels de 4 millions d’euros par an. Quand on observe le compte de résultat de Libération, trois éléments interpellent, sur lesquels nous voulons agir. D’abord la diffusion numérique était trop faible jusqu’au premier semestre 2020, avec seulement 20 000 abonnés en ligne fin 2019. L’objectif est d’atteindre 100 000 abonnés numériques en 2023. Ensuite notre chiffre d’affaires publicitaire est trop limité par rapport au marché et aux capacités du journal.…

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