TEST 15 JOURS

Cookies : 70 à 90 % de taux de consentement attendu début avril pour les principaux médias en ligne

Les éditeurs médias ont revu leur CMP pour un recueil du consentement conforme à la recommandation de la Cnil. Loin du cauchemar annoncé, les tests effectués ces derniers jours indiquent que les professionnels des médias et de la publicité en ligne pourront s'appuyer sur un taux élevé d'acceptation des cookies. Mais ce taux pourrait diminuer dans les prochaines semaines et, surtout, les éditeurs doivent améliorer leur relation avec les internautes et leur stratégie de monétisation.

Par Jean-Michel De Marchi. Publié le 26 mars 2021 à 12h23 - Mis à jour le 29 mars 2021 à 15h42

Jeudi 1er avril marque un tournant pour la publicité en ligne en France. Après avoir échappé depuis maintenant trois ans aux impacts les plus importants du RGPD et de la loi sur la vie privée en ligne sur leur activité – jusqu’à retarder au maximum leur mise en conformité -, les professionnels des médias et de la publicité en ligne doivent s’y plier : la Cnil a annoncé cette date charnière pour débuter ses contrôles sur l’entièreté des dispositions des textes réglementaires français et européen.

C’est le recueil, par les médias en ligne, du consentement des internautes au dépôt de cookies sur leur navigateur à des fins de collecte des données personnelles qui cristallisent toutes les attentions, tant il est important à la fois pour la vente publicitaire, le parcours client, la connaissance client (gestion et usages des données, A/B testings…), l’activation média (reciblage publicitaire) et la mesure des usages et des performances.

L’assouplissement du privacy by design, une aubaine pour les médias

A de multiples reprises ces 12 derniers mois, dans des échanges interprofessionnels, des webinaires et lors d’échanges informels en direct avec certains acteurs, la Cnil a insisté sur la nécessité pour les éditeurs de médias en ligne (et les fournisseurs de solutions, coresponsables, etc.) de respecter scrupuleusement l’exigence d’un consentement “libre et éclairé” avant tout dépôt de cookies et traceurs concernés.

Tout se joue au niveau du design de l’interface technique (la CMP) utilisée pour recueillir et gérer ce consentement qui doit être sans équivoque pour l’internaute (“privacy by design”). La Cnil a plusieurs fois insisté sur ce point, déjà présent dans sa nouvelle recommandation de septembre 2020 sur le dépôt de cookies : “Afin de ne pas induire en erreur les utilisateurs, la Commission recommande que les responsables de traitement s’assurent que les interfaces de recueil des choix n’intègrent pas de pratiques de design potentiellement trompeuses laissant penser aux utilisateurs que leur consentement est obligatoire ou qui mettent visuellement plus en valeur un choix plutôt qu’un autre. Il est recommandé d’utiliser des boutons et une police d’écriture de même taille,…

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